24.04.2012
Présidentielle premier tour : Marine Le Pen passe la barre des 30 %
Prévisible. De l’avis de tous les responsables politiques locaux, l’arrivée en tête de la candidate du Front national dans les urnes mézoises ne constitue pas vraiment une surprise. Avec 2117 voix, Marine Le Pen totalise 30,91 % des suffrages exprimés. Nicolas Sarkozy arrive en deuxième position avec 25,86 % contre 22,65 % en faveur de François Hollande et 10,53 % pour Jean-Luc Mélenchon. Des résultats assez homogènes sur l’ensemble de la ville. Marine Le Pen est en tête partout et à une exception près, les sept bureaux de votes affichent le même tiercé gagnant.
« Dans notre secteur, le score du FN a toujours été élevé. Il y a une forte différence entre les scrutins locaux et nationaux et le résultat de dimanche ne m’a pas vraiment surpris, confiait Yves Piétrasanta, adjoint au maire et vice-président de Région, au lendemain du scrutin. Je reçois tous les jours, lors de mes permanences, beaucoup de gens qui n’arrivent pas à boucler leurs fins de mois. Les travailleurs ne parviennent pas à s’en sortir. Malgré le ras-le-bol qu’ils expriment à travers ce vote, ce ne sont pas des gens d’extrême droite. Depuis cinq ans, le président sortant a opéré une destructuration de la société. En zone rurale, Nicolas Sarkozy a porté atteinte à toutes les structures publiques. Ce sont dans ces secteurs que le Front national a le plus progressé. À mon sens, François Hollande est le candidat le plus à même de changer tout ça. »
Selon le maire Henry Fricou, « le premier tour de l’élection présidentielle à Mèze est évidemment marqué, comme pour les scrutins nationaux des dernières années, par un score important du Front national. Certes, cette tendance ne correspond pas à mes convictions profondes. Mais respecter les règles de la démocratie, c’est aussi respecter le choix des électeurs de Mèze. Je pense que ce vote en faveur du Front national traduit, encore une fois, l’expression du mécontentement et de la contestation de nos concitoyens exaspérés par le fait que leurs préoccupations ne sont pas prises en compte. »
Pour Gilles Phocas, élu d’opposition, le constat est assez proche : « Ce résultat n’est pas une surprise et constitue un rejet de la classe politique en général. Le score du FN est accentué à Mèze pour plusieurs raisons. Au plan sociologique, la cité mézoise compte beaucoup de catégories socioprofessionnelles qui se sentent lésées par le système actuel. D’un autre côté, le taux de chômage atteint près de 20 %. Dès lors, le FN est le réceptacle de tous ceux qui se plaignent du système politique. Nous avons donc là un électorat hétéroclite. C’est un vote contestataire qui, à mon sens, n’est pas lié au racisme. »
Par comparaison avec le scrutin de 2007, le FN a donc progressé de dix points, le PS de trois points tandis que Nicolas Sarkozy enregistre une baisse de cinq points. Le taux de participation est resté élevé avec 81,08 % de votants et 6848 voix exprimées.
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10.04.2012
Polémique autour du règlement intérieur de la ville
Animés ! Les échanges entre les élus sont montés crescendo, vendredi soir en conseil municipal. En fin de séance, la question n°30 a fait l'objet de vives discussions. «Il est nécessaire d'adopter un règlement intérieur pour le personnel communal, exposait le maire Henry Fricou. Ce projet a été élaboré afin de fixer les règles au sein des services».
«C'est une bonne chose, déclarait l'élu d'opposition Gilles Phocas. J'aurai cependant souhaité que le contenu soit élaboré en collaboration avec le personnel. Je regrette que les heures supplémentaires soient supprimées dans certains services. De plus, je trouve anormal que dans les cas où elles sont demandées par un chef de service, elle ne soient pas payées mais récupérées».
«Les heures supplémentaires ont baissé de 10% en trois ans, répondait le maire Henry Fricou. Elles n'ont jamais été supprimées. Nous avons fait le choix d'annualiser les heures de services, ceci par nécessité. Le service logistique, par exemple, opère plus durant les beaux jours que l'hiver. La règle est la récupération et en fonction des spécificités des missions, l'indemnisation reste possible».
«Il est inscrit que le chef de service est libre de les imposer, reprenait Gwenaël Leclère dans l'opposition. Tout refus pourra faire l'objet d'une sanction disciplinaire. Bravo les écharpes rouges et vertes !». «Vous savez que les employés municipaux ne sont pas des esclaves !» enchérissait Régis Collignon.
« Nous n'avons pas inventé ce règlement, répondait le maire. Il synthétise les différentes notes de service de la ville et s'appuie sur les statuts de la fonction publique territoriale. Nous sommes obligés d'installer des gardes fous. Les heures supplémentaires sont limitées, récupérées ou payées».
Accompagné de la nouvelle charte informatique, le projet de règlement était adopté.
BS
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Le conseil demande à l'inspection académique de renoncer à une fermeture de classe
Un auditoire étoffé ! Les parents d'élèves de l'école élémentaire Clemenceau sont venus assister à la séance du conseil municipal, vendredi soir. Après avoir pris acte de la décision de l'académie de fermer une classe à l'école élémentaire, les élus ont émis un vœu en faveur de son maintien.
«Le conseil municipal regrette cette décision et conteste ses présupposés, expliquait le maire Henry Fricou. La ville de Mèze est située dans une zone en pleine expansion démographique et ne peut prévoir les effectifs réels de ses écoles avec un degré de précision inférieur à dix inscriptions. Il nous paraît donc contestable de supprimer un poste pour un niveau de variation de seulement huit inscriptions. D'autre part, cette légère diminution, à supposer qu'elle se confirme, devrait prioritairement profiter aux élèves, par une grande facilité du suivi individuel».
«Nous avons eu beau expliquer que de nouveaux logements sont en cours de livraison et que la tendance est clairement à l'accroissement de la population, rien n'y a fait, confiait l'adjoint aux affaires scolaires Aïssa Doulat. La politique actuelle est une politique de fermeture des postes. Nous craignons d'être confronter dans l'avenir à des classes surchargées avec des doubles niveaux».
«Cette décision des pouvoirs publics est ressentie par la communauté éducative comme une nouvelle manifestation du divorce entre les paroles et les actes, concluait le maire. C'est pourquoi, le conseil municipal demande instamment à l'inspection de renoncer à supprimer un poste d'enseignant à l'école élémentaire Clemenceau.
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Les élus ont approuvé le budget annexe de l'eau 2012
«Équilibré par une recette incertaine de 450.000 euros réclamés auprès du Syndicat du Bas Languedoc en contrepartie des dégâts occasionnés par l'utilisation du bioxyde de chlore, ce budget est surtout marqué par le produit attendu en recette après l'augmentation de tarif voté lors du précédent conseil», expliquait Paul Mauzac. Pour le conseiller municipal en charge du dossier, l''efficacité du réseau avoisinerait actuellement les 55%. Près de la moitié de l'eau achetée serait ainsi perdue.
«Je pense que le tarif de l'eau facturée aux services de la ville est actuellement trop bas, signalait l'élu d'opposition Gilles Phocas. Le seul moyen que vous avez trouvé pour atteindre l'équilibre est d'augmenter les tarifs aux consommateurs de 30%». «Il faut que ce budget soit équilibré, répondait le Maire Henry Fricou. Malgré cette augmentation, le prix de l'eau à Mèze reste bien inférieur à celui des communes du bassin».
«Afin de retrouver l'équilibre, trois directions sont retenues : une augmentation de 15 à 18 centimes le m3 selon les tranches qui laisse le tarif de l'eau loin devant les communes de la région, un programme accéléré de recherche des fuites et un programme d'économie de l'eau potable par les services municipaux. Les résultats sont attendus dès cette année et le redressement espéré sur deux exercices budgétaires», poursuivait Paul Mauzac.
À l'unanimité moins cinq abstentions, les chapitres du budget primitif 2012 du service de l'eau étaient approuvés.
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Les questions budgétaires au cœur des débats du conseil
«Le budget 2012 affiche la même volonté d'une gestion rigoureuse, soulignait l'adjointe aux finances Mireille Lourdou. Ceci, pour continuer à améliorer notre épargne et à se désendetter. Il prévoit des investissements prudents mais soutenus». A 15.622.000 euros, l'en cours de la dette a baissé de 2% durant l'exercice 2011.
«Le niveau de la dette n'a pas baissé, il est le même qu'en 2005», déclarait Gilles Phocas. Après avoir connue une augmentation en 2007 et 2008, le capital restant dû est en effet revenu en 2011 au niveau de 2005. «Ceci prouve que depuis 2005, nous avons réalisé bon nombre d'investissements sans augmenter la dette», répondait Henry Fricou.
«L'étude menée sur le produit fiscal par habitant montre une progression bien moindre que dans des villes proches comme Pézenas, Frontignan ou Sète» poursuivait le maire. «Vous auriez pu prendre d'autres villes», soulignait Gwenaël Leclère. «Vous avez même choisi les pires. Nous sommes au dessus de la moyenne nationale des villes de même strate», enchérissait Gilles Phocas. L'auditoire aura pu noter, sur ce sujet au moins, un rapprochement entre les deux élus d'opposition. «La comparaison doit se faire avec des villes qui nous touche», répondait Henry Fricou.
Le Maire présentait alors les axes du budget 2012 et les réalisations prévues : travaux d'aménagement sur le port, au Taurus, à l'ancienne cave coopérative et au chemin des Costes, réfections de voiries dans le centre ancien, nouvelle salle de conseil au foyer municipal, création d'un plateau sportif aux Sesquiers et d'une piste cyclable, archives, éclairage public...
Avec une section d'exploitation en équilibre à 12.929.516 euros et un investissement à 7.052.769 euros, le budget principal 2012 était adopté à l'unanimité moins quatre abstentions et une voix contre.
Dans la foulée, les élus ont également voté les taux de fiscalité communaux suivants : taxe d'habitation : 17,73 % ; foncier sur les propriétés bâties : 35,57 % ; foncier non bâties : 90,02 %. Identiques à 2011, ces taux étaient approuvés à l'unanimité moins cinq abstentions.
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18.03.2012
Les finances soumises à l'étude du conseil municipal
«Le compte administratif s'inscrit dans la continuité avec les exercices précédents et montre une maîtrise des charges ainsi qu'une gestion rigoureuse», déclarait Mireille Lourdou lors du dernier conseil municipal. L'ajointe aux finances soulignait également une augmentation de l'épargne brute de 17,4%. Entre recettes et dépenses, les 228 000 euros ainsi dégagés serviront à financer une partie des futurs investissements. Le bilan comptable indique également un léger recul de la dette à -2% et un taux de réalisation des investissements prévus de 96%.
«Ce fort taux de réalisation est un point positif, constatait l'adjoint d'opposition Gilles Phocas. Néanmoins, certains chiffres sont en deçà de ceux présentés par les communes de même strate, notamment au niveau de l'équipement». Un propos repris par Gwenaël Leclère : «A Mèze, on est plus taxé, on investi moins et on est plus endetté que la moyenne». «Ce que vous présentez ne sont que des statistiques qui datent de 2009», répondait Mireille Lourdou.
Concernant les orientations pour l'année en cours, le Maire Henry Fricou a fait part des «incertitudes qui pèsent sur la gestion des collectivités territoriales». A savoir : l'influence des décisions politiques sur les finances, la crise bancaire et l'activité économique. «Une seule certitude doit nous encourager à persévérer dans la prudence et la rigueur, poursuivait le premier magistrat. Celle que la qualité de gestion jouera un rôle de plus en plus important dans l'accès et le coût du crédit bancaire. L'exercice 2012 sera donc engagé selon les mêmes orientations en dépenses et recettes.»
Deux axes étaient alors présentés par le maire : poursuivre l'effort d'équipements et persévérer dans un financement prudent de ce budget en jouant sur toutes les marges de manœuvres possibles.
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27.02.2012
Histoire d'eau au conseil municipal
Les élus municipaux ont tenu cette semaine leur conseil mensuel. En préambule aux différents points mis à l’ordre du jour, Henry Fricou a informé l’assemblée que le PPRI (Plan de Prévention du Risque Inondation) a été signé par le préfet, sans que les demandes de la Ville n’aient été prises en compte. Un recours par voie hiérarchique est donc à l’étude. Il devrait se faire au cours du premier trimestre en concertation avec les communes avoisinantes.
Par ailleurs, concernant le lac des Sesquiers, compte-tenu de l’actualité récente, le maire a indiqué avoir pris un arrêté municipal qui abroge celui qui avait été fait précédemment. Ce qui retire donc à « Sesquier Pêche » la gestion des lacs. Une nouvelle association doit être créée.
Parmi les autres sujets abordés, le prix de l’eau qui a été l’occasion d‘échanges vifs entre élus de la majorité et d’opposition. Actuellement au prix 0,46 cts celle-ci va passer à 0,60 cts le m3 pour une consommation inférieure à 150 m3/an. Ce qui représente une majoration de 0,14 cts et pour une famille moyenne une augmentation d’environ 16 euros par an. Pour Paul Mauzac, conseiller délégué « il y a un vrai souci d’efficacité du réseau auquel il faut remédier », alors qu'Henry Fricou précise : « Le déficit de ce poste s’est aggravé, il vaut mieux décider nous même le montant de l’augmentation avant que d’autres services de l’état ne nous imposent une majoration supérieure pour pallier ce déficit ».
Deux nouvelles dénominations étaient également soumis au vote des élus, le nom de la nouvelle salle municipale (mariage, conseil….) au Foyer Municipal qui sera la « salle de la République » ainsi que celui de la nouvelle ZAE au nord de l’autoroute qui portera le nom du lieu-dit « Angaronne ».
Prochainement : Les finances de la ville
MLM
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